Mes maladies, tout le monde s’en fout, mais sachez que tout va bien, pas totalement guérie mais en bonne voie… L'oeil et les points
cicatrisent doucement !
Inconvénient majeur : en quelques jours j’ai perdu le bénéfice de deux semaines de vacances qui devaient théoriquement rattraper un an de fatigue et deux ans à venir de stress et
de temps gris.
Zut, on va être obligés d’y retourner…
Mes vacances justement : tout le monde s’en fout aussi bien sûr, quand on entend les autres raconter leurs « exploits », c’est
gonflant à souhait, eh bien vous n’allez pas y échapper, tant pis pour vous !
Les Maldives c’est un rêve qu’on avait depuis longtemps et qui s’est concrétisé le jour des 40 ans de ma douce moitié, car ce fut son cadeau
d’anniversaire (moi j’ai eu un t-shirt H&M pour mon anni, non je plaisante bien sûr… )
Bref, après 2 à 3 ans de mise à l’épreuve de mon compte en banque avec prélèvement mensuel systématique pour le compte "Rêve 2008", j’étais parvenue à rassembler un certain budget que je m’étais fixé au départ. Il faut vous dire que les Maldives, c’est chouette, mais c’est quand
même un tout petit peu cher. Ca les vaut sans aucun doute, pour l’exception du site, mais j’étais bien consciente en faisant ce voyage que ce serait peut-être une seule fois dans ma vie et que
tout le monde n’avait pas cette chance. Donc, il FALLAIT que ce soit des vacances de rêve.
Et bien, après un voyage charter (suisse quand même, mais charter…) assez épuisant, et quelques 24 heures tout compris après le départ de notre « chez nous », nous atterrissons à
Malé, capitale des Maldives.

Malé, c’est une île de 4 km2 pour une population de 70'000 habitants. Ca parait incroyable et pourtant c’est vrai. La piste d’atterrissage est plantée sur un îlot juste à côté, construit
de toutes pièces, on essaie de ne pas y penser quand les quelques tonnes de l’Airbus se posent. La mer est à 3 mètres de chaque côté,

pour la première fois de ma vie, j’ai adhéré totalement au slogan « piloter
ou conduire, il faut choisir » en espérant que le pilote soit Maldivien, donc musulman, donc à jeun… Précision : c’est un des 2 pays au monde où la population est 100% musulmane,
l’autre, impossible de me rappeler… Avis aux amateurs de recherche sur le Net !
Dès qu’on a posé un pied à Malé, terminé, on ne s’occupe plus de rien, on pose ses chaussures (on n’en a jamais besoin aux Maldives, la plupart des îles étant totalement en sable, du restau à la
plage en passant par la réception de l’hôtel) jusqu’au retour 15 jours plus tard. Les Maldiviens sont souriants, très gentils et super serviables, cela ne se démentira pas pendant 2 semaines.

Notre taxi pour nous rendre dans la première île est un petit hydravion
pimpant et bien entretenu, les pilotes sont pieds-nus et très détendus, heureusement parce que moi beaucoup moins… Après 5 minutes de vol, j’oublie mes angoisses en survolant un des

paysages les plus incroyables qu’il m’ait été donné de voir dans ma vie. Des
dizaines d’atolls, avec ou sans sable, avec ou sans vie, s’étalent sous nos yeux ébahis. On avait déjà eu un aperçu avant l’atterrissage mais depuis l’hydravion, c’est vraiment indescriptible et
grandiose.
Et puis on amerrit à Lily Beach, notre 1
er lieu de villégiature pour une semaine. C’est très bizarre, différent de tout ce qu’on connait, le fait d’être pieds-nus dans ce sable qui
ressemble à du talc par sa couleur et sa finesse, la chaleur juste comme il faut (30° mais un peu de vent), l’eau tellement belle qu’on ne peut la décrire, l’accueil à la hauteur de l’endroit,
bref, une arrivée au paradis sans passage par le purgatoire !

Pour
couronner le tout, le check-in se trompe et nous met en villa semi-pilotis classe supérieure quand nous avions réservé une "normale". Que demande le peuple ???
Là, je ne vous décris pas en détail toute la semaine, que du bonheur... Snorkelling pour moi dans un aquarium géant aux mille couleurs pendant que ma moitié découvre en "vraie" plongée les
surprises des fonds de l'océan Indien (pieuvres, murènes, myriades de poissons, requins, raies de toutes tailles, j'en

passe et des meilleurs). Quand on est "fatigués" de tout ce sport intensif qu'on fait, on

s'allonge langoureusement sur nos transats, sur des plages de rêves où on a
l'impression d'être tout seuls. Pourtant, 160 touristes dans cette GRANDE île (600 mètres x 110), mais on ne voit personne, on lit (enfin disons JE lis), on ne fait rien et ça c'est le vrai
bonheur de ses vacances. Pas de bruit, pas d'enfants, pas de télé, pas de nouvelles de Sarkozy, quand je vous dis que c'est le PARADIS !!!
Une seule grosse contrainte : aller manger 3 fois par jour des délices asiatiques en tout genre, quel effort à fournir... Bilan : après une semaine, 2 kilos supplémentaires au compteur de
notre graisse ventrale !
On quitte à regret cette île pour faire notre deuxième semaine à 20 minutes de là, dans une île encore plus petite (110 mètres x 50, la taille d'un terrain de foot...mais sans joueurs dessus, ce
qui est un gros avantage).

MIrihi, c'est un peu plus luxueux (presque trop
pour nous...), 30 couples de Robinson, faite pour le farniente et la plongée uniquement, stressés en tout genre et hyperactifs s'abstenir. Ici tout n'est que luxe, calme et volupté,

un souvenir inoubliable de bien-être et de relaxation. Le tour de l'île
est un champ de talc sous des cocotiers paresseux et à

peine décoiffés
par une brise tropicale bienvenue, la cuisine est digne d'un grand restaurant, l'accueil est idyllique et personnalisé, tout est BOOOOOO, on n'en revient pas et je passe une semaine les yeux
écarquillés de bonheur...
Bon vous avez compris, pas la peine de mettre douze mille photos...
Et j'en oublie tant et tant, le bungalow sur pilotis contre lesquels clapote la mer turquoise,

nous prenons le café sur "notre" terrasse devant les poissons perroquets qui s'y ébattent joyeusement, les salles de bains à ciel ouvert (je suis en train de refaire
la mienne ici, je pense pas qu'on va pouvoir casser le mur extérieur, rapport à la température un peu différente...), le ciel étoilé incroyable (pas de lumière, pas d'avions dans le ciel, pas de
pollution, donc des centaines de constellations qui nous observent), etc.
C'est avec des larmes plein les yeux que nous quittons ce havre de paix, conscient d'avoir vécu un VRAI rêve, encore mieux que ce qu'on vait imaginé, et si Dieu et mon banquier le veulent,
peut-être pas pour la dernière fois... malgré mes promesses de départ !
Quelques 24 heures plus tard, retour à la réalité, le serveur de l'aéroport de Zurich qui nous engueule parce qu'on ne comprend pas le suisse-allemand, le stress de la circulation, la température
(-2 degrés à notre arrivée...), la pluie, seules mes filles qui me disent que je suis super bronzée me remontent le moral !
Pour les passionnés (c'est-à-dire pour ma famille...), more photos on an album que je suis en train de faire.
Et pour demain, fini les vacances, retour à la réalité, y'a des choses à dire (pas mal ces petites élections finalement non ???)
A+