J'aurais normalement beaucoup de choses à vous raconter, mais beaucoup d'entre elles sont dans ma tête, et elles vont y rester, parce que pour le coup, y'avais de l'intime de chez intime dans nos discussions de soeurs et je ne vais quand même pas vous dévoiler toute ma vie de long en large... Beurk... Si vous saviez !
Or donc j'ai passé une petite semaine à la capitale, toujours aussi belle, aussi stressante, aussi choquante et aussi fatigante. Aujourd'hui, les points forts, je sais que pour les parisiens c'est du tourisme de base et que pour les autres c'est inintéressant, mais j'y tiens. Demain, les points faibles...
Immuable de beauté Notre-Dame et ses gargouilles, je reste scotchée à chaque fois.
Là pour le coup, on était moins pressées que d'hab alors on a un peu détaillé les frises, y'a du cul, je vous dis
même pas comme ils se sont éclatés à l'époque... Approchez-vous et regardez bien, chaque détail (si on peut dire) compte !Challenge Notre-Dame : essayer d'apercevoir une sculpture sans être dans le champ d'un appareil photo japonais.
Challenge évidemment raté. Trop dur.
Toujours aussi imposante la Tour Eiffel, mon coup de coeur de Paris (comme c'est original...), j'y vais à chacune de mes visites, c'est une maladie dont je ne connais pas le nom, mais le traitement est simple : direction 15ème et hop, un saut de puce sous les papattes de la tour et on est guéri.
Challenge Tour Eiffel : essayer d'atteindre le centre des papattes en franchissant un cordon de japonais surexcités. Enervant.
Challenge réussi mais j'ai bousillé mes chaussures en me faisant marcher dessus.
Sympathique et original le tour de bateau-mouche (j'avais jamais fait), il faut prendre le moins cher, ça suffit et c'est très chouette de voir l'envers du décor. Y'a un petit blabla en 5 langues pour expliquer, c'est bien, ça dure
1h30, préférer peut-être le printemps (parce que là ça caillait un chouilla). Challenge bateau-mouche : essayer d'écouter les commentaires pendant que des grappes de japonais jacassent autour de vous, sauf pendant le commentaire en japonais, mais là je comprends rien. Pénible.
Challenge raté, un commentaire sur deux m'a échappé.
Majestueux le musée du Louvre, intérieur et extérieur. Ma soeur et moi nous sommes aperçues à cette occasion que d'une part on étaient vraiment nulles en peinture de la renaissance italienne et française (et moi qui pensais y connaître quelque chose...) et qu'en plus on n'étaient pas super séduites par des tableaux très sombres, sanguinolants ou plein de bondieuseries, bof. On a admiré le travail de titan des artistes mais franchement, c'est pas mon goût personnel, un petit Cézanne ou Monet nous aurait fait du bien à la fin. Parce que je vous dis pas, mais la renaissance pour la dépression, c'est pas top, entre le massacre de divers peuples ennemis et les multiples crucifixions de notre pote Jésus, ça fout les jetons.
Par contre, une mention spéciale à la galerie sculptures grecques et romaines, là on voyait déjà beaucoup mieux le côté "j'adooooooore l'art antique", du fait particulièrement que tous ces beaux messieurs sont tout nu et plutôt bien foutus, sauf un détail non négligeable de leur anatomie qui est tellement riquiqui que c'en est risible. De là est partie une grande discussion entre nous, ma soeur cadette prétendant que c'était conforme à son modèle familial, moi assurant que mon modèle était très largement supérieur. Renseignements pris et mesures sur monsieur à l'appui, il s'est avéré que d'une part, nos mamours étaient beaucoup plus impressionnants que les grecs et d'autres part que cette particularité des statues de l'époque était voulue et représentait un signe de virilité et de machisme... Comme quoi, on en apprend tous les jours !
Conclusion de la visite : beau, beau très beau mais un mal de pieds à hurler (trop de kilomètres) et notre tronche sur environ 2500 cheminées japonaises, soit le nombre de fois où on s'est trouvées entre un appareil numérique et un tableau. Gavant.
Challenge Louvres (trop dur) : apercevoir la Vénus de Milo (qui est d'ailleurs plutôt Aphrodite mais c'est kif kif) et la Joconde en escaladant une montagne de japonais piaillant et flashant tout ce qui bouge.
Challenge semi-raté, vu la Vénus mais la Joconde que de très loin.
Réservée aux filles la journée "je descends les Champs
(on voit bien sur la photo la majesté de l'endroit...) en m'arrêtant dans chaque boutique de fringues et je
remonte en faisant le tour de la place Vendôme". Ouais, vous allez dire, encore un cliché, mais c'est quand même super et j'ai choisi mon cadeau de
Noël, chez Van Cleef (ben oui Cartier était fermé pour cause de réparations). Mamour a été bien content que je trouve une idée de cadeau, il ne savait pas quoi m'acheter. Je ne lui ai pas dit pour
l'emprunt sur 10 ans, c'est ça la surprise.Tiens, place Vendôme, pas de japonais. Comment est-ce possible ? Ah ben si, ils sont là, mais à l'intérieur des bijouteries. Au temps pour moi...
Challenge Champs Elysées : trouver quelqu'un qui parle français pour lui demander une adresse de restau. Challenge raté, mais maintenant on sait dire bonjour en japonais.
Marrant, le restau thaï où le serveur était tellement sympa qu'il nous jetait presque les plats à la tête mais où on s'est quand même régalées
(sauf ma soeur cadette qui a été malade mais il faut dire
qu'elle est tout le temps malade quand elle mange), on a parlé que de conneries de filles (donc de cul quoi), j'ai eu un joli collier pour mon anniversaire et on a rigolé comme des bécasses. Le
bonheur en quelque sorte !Challenge restau : choisir un thaïlandais pour être sûr de ne pas croiser de japonais. Challenge réussi !
Jamais visitée, à voir, la basilique Saint-Denis, où sont enterrés un paquet de rois de France. Belle, immense, étonnante et bien entendue payante pour les tombeaux de rois. On n'y a pas été du coup, en plus
il parait qu'ils sont vraiment dans un sale état (les rois...) vu qu'ils sont morts depuis un sacré bout de temps (vous voyez sur laphoto, ils ont l'air tout mort).Challenge spécial Saint-Denis : ressortir vivantes du métro, challenge réussi.
Mention spéciale : pas un japonais à l'horizon. Vive Saint-Denis !
Et puis il y a eu tellement d'autres trucs, les petites ruelles inconnues trop belles, les églises isolées dont personne ne savait le nom parce qu'on avait oublié de prendre un guide quelconque, les fous-rires innombrables, les jardins toujours très beaux, les élégantes, et tout et tout... Là, je l'ai dit au début, je ne parle que des choses bien.
20/20 lors de mon trip banlieue pour le château de Fontainebleau, imposant, riche en tableaux et tentures de toutes sortes,
entouré d'un parc magnifique (mais il faisait
vraiment trop froid, dommage). J'ai découvert que ce château a vu passer toutes les reines et tous les rois de France, impressionnant. Qu'est-ce qu'ils devaient cailler à l'époque, pas de chauffage
et 20 mètres de plafonds en hauteur. Ouille, pas pour moi. A visiter la ville de Fontainebleau, belle, riche, très riche (ça sent vraiment le pognon
mais c'est sympa aussi sauf qu'on peut rien acheter). Un léger décalage avec Saint-Denis ou Gare Saint-Lazare, on en reparlera.Bref, trop de bons souvenirs et j'en ai oublié plein. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot.
A demain !
Buvez de l'eau bien sûr, et
éliminez de la cocaïne. Un miracle de la science ? Non, une accusation immonde et scandaleuse, selon les dires de Martina
Hingis, qui fut une brillante et capricieuse joueuse de tennis, avant de prendre sa retraite des cours puis d'y revenir, en pleine forme et alignant de nouveau de bons résultats
malgré une absence qui en aurait abattu plus d'une.
C'est le
cri du coeur poussé par ma petite soeur quand elle a su que je "montais" à la capitale pour une petite semaine entre filles. Et oui, j'abandonne
mari et enfants et je vais me ressourcer au bon dioxyde de carbone 6 jours avec mes deux benjamines.
Je sais pas vous, mais moi je trouve que ça sent drôlement pas bon cette histoire.
Au départ, comme tout le monde (enfin comme toux ceux autour de moi), je m'émeuts, je m'indigne, "mais comment, c'est incroyable, aller voler des enfants pour des familles
riches en France, quel scandale, blablabla", puis au fur et à mesure des non-informations, je commence à trouver ça un beu bizarre.
Une bien tragique nouvelle aujourd'hui, je demande une minute de
silence pour cette info récupérée ce matin dans mon "gratuit" suisse préféré :
... c'est à peu près ce que j'ai
l'impression de vivre au milieu de mes charmants collègues de travail. Certains jours, on hésite entre l'hospice et l'hôpital psychiatrique, voire même le sanatorium quand un de nous a une
bronchite. Il faut dire que la moyenne d'âge est plutôt élevée, et plus on vieillit, plus on tousse gras.
(que du bio et uniquement acheté au marché le jeudi matin) et quand même suivre un peu
leur scolarité, aidées, il faut le reconnaitre, par le salaire suisse et très confortable de leurs maris respectifs, habitent à 5 minutes du boulot ce qui aide aussi à assurer le repas de midi,
quand moi j'ai sacrifié mes enfants à l'argent et que je fais une heure de route pour venir au boulot alors que "mais quand même, t'as jamais pensé à
déménager plus près ?".
tu peux attaquer
gaillardement ta journée de boulot.
Gros coup de blues ce matin en ouvrant ma porte pour m'en aller subvenir aux besoins des actionnaires de ma société, même avec les gants et l'écharpe, il fait
froid.
à destination du parti socialiste suisse et de leur "penchant naturel à apprécier le mouton noir"...
Elle représente un minaret transperçant la belle Suisse avec un lien direct sous l'affiche pour signer une pétition "contre
l'implantation de minarets en Suisse".